Une fois chez-moi ici, ce sera décoré à mon goût à moi, les armoires rangées à ma manière, avec toujours une porte d'armoire de cuisine entrouverte, un frigo rempli assez santé, un peu de poils de chien en boule dans le corridor mais pas trop, des lumières suspendues à la rambarde du balcon en arrière, des rideaux qui empêchent la lumière d'entrer le matin même si je peux dormir en plein soleil, de la musique qui joue presque tout le temps, des livres de bouquinerie partout, des cd toujours alphabétisés, des guitares qui chantent, un chien heureux, un vélo toujours prêt, des vêtements de plus en plus petit, des soupers avec des amis, des bouteilles vides le lendemain matin, des rires qui résonnent dans le pas-de-ruelle en arrière, des photos de gens que j'aime sur les murs, que du positif tout le temps, même quand ça va mal pour deux minutes.
Une fois que ce sera chez-moi ici, y'a une fille qui va s'asseoir sur le divan du salon après un souper cuisiné par moi, qui va me dire que c'est beau chez-nous, qui ne rentrera pas dormir chez elle, qui va passer sans s'annoncer, qui va avoir sa clé aussi.
Une fois que ce sera chez-moi ici, y'aura des party, de la musique dans la pièce en arrière tsé celle que tout le monde me dit que j'devrais faire ma chambre dedans, des chansons qui vont être enregistrées, un livre qui y sera corrigé, un deuxième qui y sera écrit pendant mes vacances en octobre.
Une fois que ce sera chez-moi ici, j'vais continuer à fondre, à devenir plus moi en dedans, nouveau moi en dehors.
Une fois que ce sera chez-moi ici, il va faire beau même quand il pleut.
vendredi 17 juillet 2009
jeudi 16 juillet 2009
Le défi!
Faire fondre fred va pour le mieux. Oh que oui!
Ça va faire 9 semaines demain que je sue, que je mange mieux (bon, les deux semaines du déménagement ont été fortes en sueurs mais faibles en manger bien), que je travaille fort au gym, que je regarde les étiquettes de bouffe...
9 semaines que je vois mes vêtements devenir trop grands, mes muscles se dessiner, le gras fondre.
J'ai maintenant des jambes d'enfer. Et faut dire qu'elles faisaient déjà ma fierté, ces jambes. Des épaules de plus en plus définies et fortes, un bedon qui disparaît.
Mais c'est long le bedon, à partir...
Bon, depuis quelques lignes, vous devez vous demander combien j'ai perdu, hein?
j'ai commencé à 299 livres le 11 mai, je serai autour de 272 demain matin. 27 livres en 9 semaines.
L'objectif de 50 livres va être fracassé, c'est certain. Je veux descendre à 199 livres pour ma fête l'an prochain. Un superbe cadeau que je me ferai. Celui d'être bien, d'être en santé. D'être beau aussi.
En plus, j'ai commencé à aller au boulot en vélo. 30 minutes aller, 30 minutes retour. D'ici une semaine, j'en connaîtrai les bénéfices. J'aimerais bien accueillir mon entraîneur, de retour de vacances dans une semaine et demie, sous la barre des 270 livres.
Dire qu'à pareille date l'an passé, je faisais osciller (péter en fait) la balance à 315 livres...
Comme j'écrivais dans "Des jours": quand j'ai quetchose dans la tête, j'l'ai pas dins pieds.
Non monsieur-madame.
à 34 ans, je serai dans la forme la plus resplendissante que j'aurai jamais été.
:)
Watch out toi ou toi. Tu vas virer su'l top en me voyant...
Oui, toi...
Ça va faire 9 semaines demain que je sue, que je mange mieux (bon, les deux semaines du déménagement ont été fortes en sueurs mais faibles en manger bien), que je travaille fort au gym, que je regarde les étiquettes de bouffe...
9 semaines que je vois mes vêtements devenir trop grands, mes muscles se dessiner, le gras fondre.
J'ai maintenant des jambes d'enfer. Et faut dire qu'elles faisaient déjà ma fierté, ces jambes. Des épaules de plus en plus définies et fortes, un bedon qui disparaît.
Mais c'est long le bedon, à partir...
Bon, depuis quelques lignes, vous devez vous demander combien j'ai perdu, hein?
j'ai commencé à 299 livres le 11 mai, je serai autour de 272 demain matin. 27 livres en 9 semaines.
L'objectif de 50 livres va être fracassé, c'est certain. Je veux descendre à 199 livres pour ma fête l'an prochain. Un superbe cadeau que je me ferai. Celui d'être bien, d'être en santé. D'être beau aussi.
En plus, j'ai commencé à aller au boulot en vélo. 30 minutes aller, 30 minutes retour. D'ici une semaine, j'en connaîtrai les bénéfices. J'aimerais bien accueillir mon entraîneur, de retour de vacances dans une semaine et demie, sous la barre des 270 livres.
Dire qu'à pareille date l'an passé, je faisais osciller (péter en fait) la balance à 315 livres...
Comme j'écrivais dans "Des jours": quand j'ai quetchose dans la tête, j'l'ai pas dins pieds.
Non monsieur-madame.
à 34 ans, je serai dans la forme la plus resplendissante que j'aurai jamais été.
:)
Watch out toi ou toi. Tu vas virer su'l top en me voyant...
Oui, toi...
lundi 13 juillet 2009
Les proverbes sont mes amis!
Je marchais vers la station de métro, lorsqu'au coin de la rue, j'ai vu un homme, visiblement sous l'emprise de la peur.
Je m'enquéris de la source de son malaise, de sa paranoïa. Il m'a dit, en substance: "La bâtisse, j'ai peur d'elle. On dirait qu'elle va me manger, comme elle avale tous les passagers. J'ai peur de mourir."
N'écoutant que mon bon sens et ma miséricorde, j'ai répondu au pauvre homme: "voyons donc mon bon monsieur, tout le monde sait que l'édicule ne tue pas."
Je sentais ses yeux darder mon dos de mille poignards tandis que je traversais la rue...
Je m'enquéris de la source de son malaise, de sa paranoïa. Il m'a dit, en substance: "La bâtisse, j'ai peur d'elle. On dirait qu'elle va me manger, comme elle avale tous les passagers. J'ai peur de mourir."
N'écoutant que mon bon sens et ma miséricorde, j'ai répondu au pauvre homme: "voyons donc mon bon monsieur, tout le monde sait que l'édicule ne tue pas."
Je sentais ses yeux darder mon dos de mille poignards tandis que je traversais la rue...
dimanche 12 juillet 2009
Écriture éthylique
Saoul, d'alcool et de wow. De musique et de "ça s'peut, une fille comme ça?"...
J'explique et j'élabore, je décortique et j'essaie moi-même de comprendre.
C'est la fête d'une amie d'une amie. On se retrouve au restaurant, avec une amie de la fêtée. Ça commence à être loin de moi mettons.
Un peu plus petite que moi, mince, un body d'enfer, joli minois. Classée immédiatement dans "fucking cute mais trop malingre pour moi". J'anticipe le pétard classique: belle et vide.
Dans mes dents. Fucking dans mes dents.
Non seulement elle est "là", non seulement elle est drôle, mais en plus, elle est transparente. Je réécris en majuscules: TRANSPARENTE.
C'est la première fois de ma vie que j'entends une fille le dire et l'assumer: Je suis transparente, je ne suis pas capable de faire dire autre chose à ma face que ce que je pense...
WOW!
Elle trippe sur sa job, elle n'a aucune gêne...ben, j'veux dire qu'elle n'a pas peur du ridicule...elle est transparente, dit ce qu'elle pense, jolie au naturel, indépendante, solide, intelligente sans être intello, musicienne...En plus, elle sait qu'elle est belle, mais elle s'en calice...C'est qu'une partie d'elle, pas ce qui la définit.
Fuck!
Flabbergasté, à terre, la mâchoire su'l plancher...
Donne-moi 6 mois pour être trop shape....6 mois!
Je ne veux pas le revoir d'ici là, pour ne pas devenir son ami, pour être casé dans c't'hostie de rôle poche que j'ai trop souvent.
J'viens d'être shaké dans ce que je croyais vouloir, dans ce que je pensais être le mieux pour moi, dans mes convictions.
Merde, j'trouve une fille mince vraiment de mon goût.
J'pense que j'ai trop bu. Mais demain, je n'aurai désaoulé que de l'alcool.
J'explique et j'élabore, je décortique et j'essaie moi-même de comprendre.
C'est la fête d'une amie d'une amie. On se retrouve au restaurant, avec une amie de la fêtée. Ça commence à être loin de moi mettons.
Un peu plus petite que moi, mince, un body d'enfer, joli minois. Classée immédiatement dans "fucking cute mais trop malingre pour moi". J'anticipe le pétard classique: belle et vide.
Dans mes dents. Fucking dans mes dents.
Non seulement elle est "là", non seulement elle est drôle, mais en plus, elle est transparente. Je réécris en majuscules: TRANSPARENTE.
C'est la première fois de ma vie que j'entends une fille le dire et l'assumer: Je suis transparente, je ne suis pas capable de faire dire autre chose à ma face que ce que je pense...
WOW!
Elle trippe sur sa job, elle n'a aucune gêne...ben, j'veux dire qu'elle n'a pas peur du ridicule...elle est transparente, dit ce qu'elle pense, jolie au naturel, indépendante, solide, intelligente sans être intello, musicienne...En plus, elle sait qu'elle est belle, mais elle s'en calice...C'est qu'une partie d'elle, pas ce qui la définit.
Fuck!
Flabbergasté, à terre, la mâchoire su'l plancher...
Donne-moi 6 mois pour être trop shape....6 mois!
Je ne veux pas le revoir d'ici là, pour ne pas devenir son ami, pour être casé dans c't'hostie de rôle poche que j'ai trop souvent.
J'viens d'être shaké dans ce que je croyais vouloir, dans ce que je pensais être le mieux pour moi, dans mes convictions.
Merde, j'trouve une fille mince vraiment de mon goût.
J'pense que j'ai trop bu. Mais demain, je n'aurai désaoulé que de l'alcool.
vendredi 3 juillet 2009
La peur
D'un jet, sans me relire, sans vraiment réfléchir....
-----
J'ai enfin un nouvel appart, dans lequel j'emménagerai définitivement lundi. Avec mes meubles, mes cossins, Moe, mon quartier, ma vie nouvelle. manque qu'un papier de divorce et l'affaire est dans le sac.
Mes amis et mes parents sont venus m'aider. Et c'est pas fini. L'aide j'veux dire. Il reste encore à peinturer, placer, visser, ranger, déplacer, replacer, installer, m'installer.
Mais ça, ça ne me fait pas peur. J'suis un bourreau de travail. Comme mon père. Enfin...Comme l'était mon père.
Mercredi soir, on travaillait à rendre mon appart vivable. Pascal et Anouk fumaient chacun une cigarette en jasant avec ma mère et moi dans la cuisine pendant qu'Andréanne finissait de décrotter le carrelage de la douche quand on a entendu un grand fracas dans le salon.
Papa venait de tomber.
J'ai couru vers la pièce double, où il était étendu par terre.
Les trois mètres avaient l'air de millions de kilomètres.
Papa me regardait, confus et rouge..."je me suis enfargé" qu'il a dit...Enfargé mon cul!
Il a eu un malaise, mais il ne voulait pas le dire. Pas devant les autres, pas paraître faible, pas être incapable de m'aider parce que j'en ai besoin...J'm'en crisse de l'appart, si je ne peux plus y recevoir mon père....
Il est resté couché quelques minutes, trop étourdi pour se relever. Je l'ai aidé à se redresser. Maman est apparue avec une débarbouillette fraîche. Je lui ai presque arrachée des mains, pour la passer dans le cou de mon papa, qui ne disait pas un mot.
Il voulait absolument s'asseoir, alors j'ai approché une chaudière de peinture et je l'ai soulevé, pour ne pas qu'il force trop. Quand il a été assis, j'ai continué à lui passer la débarbouillette sur la tête, les épaules. Il s'est mis la main gauche dans le visage et a laissé sortir un seul sanglot, lourd comme l'humidité d'avant l'orage. Fort aussi.
Un seul.
Toute sa douleur y était concentrée.
Pas sa douleur physique, mais celle qui le ronge par en-dedans. Celle de ne plus être capable, de ne pas être le plus fort, d'être faible devant quelqu'un d'autre. Celle de l'orgueil ravagé, de l'amour-propre blessé dans sa nature.
Pas facile pour lui.
Et pour moi non plus.
Ce sanglot-là m'a fendu le coeur en deux, tandis que ses échos qui résonnaient dans la pièce vides en piétinaient les morceaux.
Si je n'avais pas été de la même trempe que lui, j'aurais pleuré.
Mais moi-non plus, je me donne rarement le droit d'être faible, de me laisser aller.
Même si j'fais plus attention que lui pour la santé physique, je ne sais pas ce qui me fait le plus peur: savoir que de plus en plus, papa peut mourir à n'importe quel moment, ou savoir que je deviens de plus en plus comme lui...
-----
Crisse de vie chienne qui m'apporte toujours des événements poches avec les événements heureux...
-----
En allant vers IKEA ce midi, je pensais à ma nouvelle vie, chez-moi, et les larmes me sont montées aux yeux.
Mardi, quand je serai seul, je vais me mettre un cd - je ne sais pas encore lequel - je vais me caler dans mon fauteuil favori, mettre une chanson qui me fait du bien, qui me libère, et je vais me laisser aller.
C'est poche, prévoir ses larmes, je trouve.
Ça sera sûrement Walk...
"the blows they have just a little more space in-between them
Gonna take a breath and try again. "
try again, and again, and again, and again, and again.....
-----
J'ai enfin un nouvel appart, dans lequel j'emménagerai définitivement lundi. Avec mes meubles, mes cossins, Moe, mon quartier, ma vie nouvelle. manque qu'un papier de divorce et l'affaire est dans le sac.
Mes amis et mes parents sont venus m'aider. Et c'est pas fini. L'aide j'veux dire. Il reste encore à peinturer, placer, visser, ranger, déplacer, replacer, installer, m'installer.
Mais ça, ça ne me fait pas peur. J'suis un bourreau de travail. Comme mon père. Enfin...Comme l'était mon père.
Mercredi soir, on travaillait à rendre mon appart vivable. Pascal et Anouk fumaient chacun une cigarette en jasant avec ma mère et moi dans la cuisine pendant qu'Andréanne finissait de décrotter le carrelage de la douche quand on a entendu un grand fracas dans le salon.
Papa venait de tomber.
J'ai couru vers la pièce double, où il était étendu par terre.
Les trois mètres avaient l'air de millions de kilomètres.
Papa me regardait, confus et rouge..."je me suis enfargé" qu'il a dit...Enfargé mon cul!
Il a eu un malaise, mais il ne voulait pas le dire. Pas devant les autres, pas paraître faible, pas être incapable de m'aider parce que j'en ai besoin...J'm'en crisse de l'appart, si je ne peux plus y recevoir mon père....
Il est resté couché quelques minutes, trop étourdi pour se relever. Je l'ai aidé à se redresser. Maman est apparue avec une débarbouillette fraîche. Je lui ai presque arrachée des mains, pour la passer dans le cou de mon papa, qui ne disait pas un mot.
Il voulait absolument s'asseoir, alors j'ai approché une chaudière de peinture et je l'ai soulevé, pour ne pas qu'il force trop. Quand il a été assis, j'ai continué à lui passer la débarbouillette sur la tête, les épaules. Il s'est mis la main gauche dans le visage et a laissé sortir un seul sanglot, lourd comme l'humidité d'avant l'orage. Fort aussi.
Un seul.
Toute sa douleur y était concentrée.
Pas sa douleur physique, mais celle qui le ronge par en-dedans. Celle de ne plus être capable, de ne pas être le plus fort, d'être faible devant quelqu'un d'autre. Celle de l'orgueil ravagé, de l'amour-propre blessé dans sa nature.
Pas facile pour lui.
Et pour moi non plus.
Ce sanglot-là m'a fendu le coeur en deux, tandis que ses échos qui résonnaient dans la pièce vides en piétinaient les morceaux.
Si je n'avais pas été de la même trempe que lui, j'aurais pleuré.
Mais moi-non plus, je me donne rarement le droit d'être faible, de me laisser aller.
Même si j'fais plus attention que lui pour la santé physique, je ne sais pas ce qui me fait le plus peur: savoir que de plus en plus, papa peut mourir à n'importe quel moment, ou savoir que je deviens de plus en plus comme lui...
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Crisse de vie chienne qui m'apporte toujours des événements poches avec les événements heureux...
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En allant vers IKEA ce midi, je pensais à ma nouvelle vie, chez-moi, et les larmes me sont montées aux yeux.
Mardi, quand je serai seul, je vais me mettre un cd - je ne sais pas encore lequel - je vais me caler dans mon fauteuil favori, mettre une chanson qui me fait du bien, qui me libère, et je vais me laisser aller.
C'est poche, prévoir ses larmes, je trouve.
Ça sera sûrement Walk...
"the blows they have just a little more space in-between them
Gonna take a breath and try again. "
try again, and again, and again, and again, and again.....
jeudi 18 juin 2009
Aye Caramba
Avec ma prochaine blonde, l'énergie dégagée quand on fera l'amour ressemblera à celle de l'albumPinkerton.
mercredi 10 juin 2009
Not dead!
Je ne suis pas mort, loin de là!
C'est juste que la réorientation de mes habitudes de vie prend beaucoup de mon temps (et c'est bien), la musique prend beaucoup de mon temps (et c'est très bien) et que l'idée d'Un automne au Portugal germe dans ma tête (et c'Est très très bien).
J'ai l'intention d'en faire mon second livre (faudrait que je termine la correction du premier et que je le shoppe aussi...)
Je suis à écrire dans un cahier toutes les idées qui me viennent en tête, à bâtir la structure, à noter les phrases qui frappent, les éléments importants, les charnières de l'histoire...
Et faut dire que je vis moins de choses bizarres ces temps-ci. Je prends de moins en moins le transport en commun, quand je le fais j'ai le nez plongé dans un livre. Dans un mois, alors que je voyagerai en vélo pour aller et revenir du boulot, j'aurai sûrement plus d'histoires à raconter.
C'est juste que la réorientation de mes habitudes de vie prend beaucoup de mon temps (et c'est bien), la musique prend beaucoup de mon temps (et c'est très bien) et que l'idée d'Un automne au Portugal germe dans ma tête (et c'Est très très bien).
J'ai l'intention d'en faire mon second livre (faudrait que je termine la correction du premier et que je le shoppe aussi...)
Je suis à écrire dans un cahier toutes les idées qui me viennent en tête, à bâtir la structure, à noter les phrases qui frappent, les éléments importants, les charnières de l'histoire...
Et faut dire que je vis moins de choses bizarres ces temps-ci. Je prends de moins en moins le transport en commun, quand je le fais j'ai le nez plongé dans un livre. Dans un mois, alors que je voyagerai en vélo pour aller et revenir du boulot, j'aurai sûrement plus d'histoires à raconter.
lundi 25 mai 2009
Je sais pas qui tu es, mais je sais ce que tu es.
Lumineuse, yeux pétillants, drive positive, sourire sincère, naïve et "groundée" en même temps, regard intelligent, voix agréable à mon oreille, autant capable d'apprécier Tom Waits que Fall Out Boy, Sex Drive que Taxi Driver...
dimanche 24 mai 2009
Un automne au Portugal - 3
25 octobre - 15h45
Ça fait presque une heure que la tempête bat le littoral. Une heure que Philippe est assis, serein, dans la grande pièce, à fixer ses papiers sur le mur, à ruminer.
Une heure à écouter les volets battre le rythme de sa nouvelle chanson, celle qui naît en ce moment, qui éclôt, qui pousse pour sortir de son crâne, de ses tripes. Un couplet, un refrain, une figure rythmique, une mélodie forte, qui reste en tête. Ne manque que quelques morceaux cruciaux, et elle sera prête.
La raison de son voyage ici.
De son retour en fait.
Juste une bonne, c'est ce qu'il lui faut. Qu'il lui fallait.
25 octobre - 20h02
La tempête est chose du passé. Une fois le battement des volets réduit à une pulsation digne d'un comateux profond, Philippe a rebranché l'électricité, sorti son équipement, branché les fils.
Programmation d'un beat adéquat, ersatz de basse en instrument virtuel, piste de guitare rythmique, quelques mélodies de guitare ici et là.
Reste la voix, ce qui donne le ton, ce qui fait que ça passe ou ça casse.
Il place la tête de lecture quelques mesures avant le début de la chanson, enfile le casque d'écoute, appuie sur record, recule de quelques pas et se place devant le micro. Prend une grande respiration.
Une prise.
Une seule.
Il sait.
Sauvegarde du fichier, mise hors tension de l'ordinateur, de l'équipement. Philippe range ses trucs, mange un peu, boit une coupe de vin.
Demain, il retourne à Montréal.
Ça fait presque une heure que la tempête bat le littoral. Une heure que Philippe est assis, serein, dans la grande pièce, à fixer ses papiers sur le mur, à ruminer.
Une heure à écouter les volets battre le rythme de sa nouvelle chanson, celle qui naît en ce moment, qui éclôt, qui pousse pour sortir de son crâne, de ses tripes. Un couplet, un refrain, une figure rythmique, une mélodie forte, qui reste en tête. Ne manque que quelques morceaux cruciaux, et elle sera prête.
La raison de son voyage ici.
De son retour en fait.
Juste une bonne, c'est ce qu'il lui faut. Qu'il lui fallait.
25 octobre - 20h02
La tempête est chose du passé. Une fois le battement des volets réduit à une pulsation digne d'un comateux profond, Philippe a rebranché l'électricité, sorti son équipement, branché les fils.
Programmation d'un beat adéquat, ersatz de basse en instrument virtuel, piste de guitare rythmique, quelques mélodies de guitare ici et là.
Reste la voix, ce qui donne le ton, ce qui fait que ça passe ou ça casse.
Il place la tête de lecture quelques mesures avant le début de la chanson, enfile le casque d'écoute, appuie sur record, recule de quelques pas et se place devant le micro. Prend une grande respiration.
Une prise.
Une seule.
Il sait.
Sauvegarde du fichier, mise hors tension de l'ordinateur, de l'équipement. Philippe range ses trucs, mange un peu, boit une coupe de vin.
Demain, il retourne à Montréal.
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